Ce livre m'a laissé une sensation tactile, épidermique qui touche au sensible tout en m'ouvrant des pistes réflexives à la fois profondes et subtiles. Je l'ai lu entre intimidation et émotion, ce premier Bobin et même si je mesure toute ma maladresse à parler de son écriture, j'avais envie de me joindre à la communauté de ceux qu'elle a touchée.
jeudi 18 août 2016
Une petite robe de fête de Christian Bobin
lundi 1 août 2016
Les falsificateurs de Antoine Bello
En suivant les dossiers du CFR, ceux de Sliv ou de ses collègues, Antoine Bello nous propose la lecture de différents scénarios dans des domaines allant de la géopolitique à la littérature jusqu'aux découvertes majeures de l'Humanité, le tout de manière érudite ou en tout cas très bien documenté. Pour qui aime lire des romans et donc des histoires, c'est déjà en soi fort jubilatoire mais l'auteur ne se contente pas de cela, il montre comment ces scénarios pourraient passer de la fiction au réel (ou en tout cas, être perçus comme tel) pour infléchir, rien de moins que la marche du monde.
En érodant le statut infaillible de la source et notamment de l'écrit, Antoine Bello éveille notre curiosité tout autant que notre vigilance sur l'écriture de l'Histoire. Rappelons-nous que Thucydide en son temps nous y invitait déjà : "Telle est la négligence que l’on apporte en général à rechercher la vérité, à laquelle on préfère les idées toutes faites."
Merci à Galéa à qui j'ai beaucoup pensé de me l'avoir fait découvrir.
mardi 26 juillet 2016
Courir de Jean Echenoz
Si, tout en courant, Emile avait pu nous livrer un peu plus des sensations qu'il éprouve, cette lecture aurait été bien plus frémissante sur le plan littéraire mais ça, je pense que c'est comme le style (du coureur et non de l'auteur), pas livré avec. Bon, on apprend qu'il va y prendre goût et qu'il aime bien gagner. On s'en serait douté un peu quand même. En général, pour obtenir l'or olympique, ces deux conditions doivent être réunies.
Si je suis un peu sévère, c'est que je connais et apprécie la qualité d'écriture d'Echenoz et je dois dire que j'espérais quelque chose d'un peu moins plat. J'ai trouvé que l'énumération des records ou des victoires devenait fastidieuse (c'est dire s'il en a gagné des courses !), je m'attendais à ce qu'on aille davantage dans l' intimité de l’effort et des sensations que peut donner la mécanique du corps. Au lieu de ça, on a surtout la description de sa méthode d'entrainement, particulière, certes. Du descriptif bien écrit mais du descriptif quand même. Quel est donc alors le principal intérêt de ce roman ? Echenoz retrace le parcours d'un athlète dans un contexte historique précis, contexte qui va influencer nettement sa carrière. Reprenons. Relançons notre coureur au départ.
Des kilomètres, il en a couru Emile depuis les forêts de sa Tchécoslovaquie natale jusqu'aux pistes des stades du monde entier (ou presque et on comprendra plus tard la raison du presque), des kilomètres à user le caoutchouc de ses semelles sur la cendrée. Vous aurez noté tous les mots qui agissent comme des marqueurs de temps : nous sommes dans les années 40-50 dans un pays d'Europe centrale qui n'a pas encore procédé à sa partition et le contexte est bien évidemment celui de la Guerre froide (maintenant, vous saisissez les raisons du "presque").
Champion de demi-fond, pas mauvais non plus sur le Marathon, cet Emile-là a réellement existé (cherchez bien, ils ne sont pas si nombreux les champions tchèques de cette époque à s'être inscrits dans la mémoire des non initiés). Echenoz ne nous rappelle le nom qu'au bout de presque 100 pages. C'est habile car cela produit immanquablement son petit effet de surprise (je n'avais pas lu la quatrième de couverture et je n'avais bêtement pas pensé au substrat biographique) mais a contrario, tant qu'on est persuadé qu'il s'agit d'un pur personnage de fiction, on en veut un peu à l'auteur de ne pas être davantage expansif ou lyrique le concernant, bref de ne pas lui prêter davantage de sentiments. Je ne devrais peut-être pas dire "on" mais "je" quand d'autres, moins ballots que moi, auront compris d'emblée le matériau de départ. Ceci dit, il m'a semblé que l'écriture était en quelque sorte inféodée au réel, étriquée dans ses possibilités de développement. Par contre, l'analyse de l'athlète en tant qu'objet de propagande, à la fois exposé, manipulé, puis censuré est particulièrement réussie. Et dire qu'il n'a jamais pensé prendre ses jambes à son cou pour s'enfuir...
lundi 25 juillet 2016
Le déclin des clins d'oeil de Simon Masella
| Aux éditions LA DRAGONNE |
Ma librairie joue parfaitement son rôle de librairie
indépendante lorsqu’elle met en avant de petits éditeurs en leur
réservant une part non négligeable de ses rayonnages. Convaincue
qu’en tant que lectrice, je dois moi-aussi contribuer, même
modestement, à la défense des PME (comprendre « petites
maisons d'édition », celle-ci a quand même édité Philippe Claudel à ses débuts), j’aime bien musarder dans cet espace à
la recherche d’un ouvrage pour lequel je revendique l’exclusivité
du choix sans influence quelconque.
Attachée au
livre en tant qu’objet, mon attention peut être retenue par un
titre éloquent ou mystérieux et par une couverture soignée de
préférence abstraite car je n'aime pas que l'on m'impose une image
trop explicite, c'est l'une des raisons qui me font préférer la lecture au
cinéma.
C'est ainsi
que Le déclin des clins d'œil m'en a fait un (oui, je sais, c'est
facile) et que je l'ai mis en concurrence (déloyale) avec un Echenoz
que j'ai embarqué également (car sortir de la librairie avec un
seul livre relèverait de la frustration).
Ce court
roman raconte les péripéties de deux gosses d'une dizaine d'années,
bien décidés à délivrer leur copine obèse envoyée par ses
parents dans un centre d'amaigrissement. Précisons qu' ils ne
s'embarrassent pas de formules et l'appellent « Cathy-la-Grosse » sans que ce soit discriminant puisque l'un des deux en est amoureux et ne considère en aucun cas ses rondeurs comme un problème.
L'histoire est racontée par Yann, un prénom parfait quand on est
admirateur de Star Wars et de Yan Solo. Il est embarqué dans l'aventure par
solidarité avec son copain Ulysse, pseudo pour qui aime les héros
d'un autre temps.
Le principal
intérêt de ce roman est d'essayer de retrouver les ressorts de l'enfance, ce mélange d'inconscience, de naïveté et
d'effronterie qui ouvre la porte de l'imaginaire et embarque de
grands sentiments parce qu'il n'est pas question de voir petit, pas
question de se rêver autrement qu'en héros.
L'ensemble
est inégal et je pense que l'emploi des gros mots n'apporte
pas spécialement une plus-value pour accréditer une parole
enfantine mais il s'agit d'un premier roman écrit à 22 ans par son
auteur. Malgré un certain nombre de maladresses, sans doute par volonté de trop bien faire, j'ai aussi trouvé des passages plus réussis, où l'auteur s'approche assez bien du ton de l'enfance, en recréant cette témérité naïve qui fait sourire.
Et puis, j'avoue que cela me plait d'avoir intercalé cette lecture entre un Baricco et un Echenoz, ténors de la littérature qui n'ont pas vraiment besoin de défenseurs pour se faire connaître. J'aime à penser que la littérature a besoin de tous ses auteurs (je mets volontairement un déterminant possessif), les débutants comme les confirmés, les classiques comme les contemporains pour nous offrir sa diversité et nous enthousiasmer, nous agiter, nous séduire, nous surprendre...(chacun mettra le verbe qui lui convient).
Et puis, j'avoue que cela me plait d'avoir intercalé cette lecture entre un Baricco et un Echenoz, ténors de la littérature qui n'ont pas vraiment besoin de défenseurs pour se faire connaître. J'aime à penser que la littérature a besoin de tous ses auteurs (je mets volontairement un déterminant possessif), les débutants comme les confirmés, les classiques comme les contemporains pour nous offrir sa diversité et nous enthousiasmer, nous agiter, nous séduire, nous surprendre...(chacun mettra le verbe qui lui convient).
dimanche 24 juillet 2016
La Jeune Epouse de Alessandro Baricco
La Jeune
Epouse qui est en fait seulement fiancée débarque le jour même de
ses dix-huit ans dans cette famille bourgeoise italienne qui
s’accroche, en ce début de XXème siècle, à des usages mi-surannés, mi-fantasques,
compréhensibles d’elle-seule. Chacun campe un rôle au point que
celui-ci en devient éponyme mais il serait dommage de dévoiler ici
cette galerie de portraits dont les particularités constituent,
selon moi, l’essentiel du charme du roman.
L’écriture
de Baricco va distribuer tour à tour au lecteur des notes poétiques,
osciller entre le loufoque et le fantastique, faire une large place à
la sensualité mais aussi permettre la réflexion sur le processus
d’écriture. C’est dense, ambitieux, bien maîtrisé. Aussi ai-je
considéré les nombreux glissements de narrateur comme la chantilly
sur un gâteau déjà fort riche : pas forcément nécessaire.
Même si l’auteur se justifie sur le processus (p 62 seulement et en attendant, on
est quelque peu paumé), je n’ai pas été pleinement convaincue et de fait, je n'ai pas réussi à dépasser
l’impression de la prouesse stylistique. Pour autant, d'autres lecteurs pourront considérer que cette subtilité narrative donne toute sa saveur au roman. Je préfère, quant à moi, quand Baricco utilise sa magnifique écriture pour produire des épures aussi belles que Novecento : pianiste.
lundi 11 juillet 2016
Le mystère Henri Pick de David Foenkinos
Le matériau de ce livre est particulièrement jubilatoire pour qui aime la lecture puisqu'il y est question bien entendu de livres, plébiscités ou ignorés, refusés puis recueillis mais aussi d'auteurs, d'éditeurs, de bibliothécaires en passant par les représentants du livre (dont le rôle méconnu est essentiel) mais aussi les critiques littéraires. David Foenkions semble bien connaître cet univers et nous adresse au passage quelques clins d’œil. J'ai relevé, par exemple, p 145, une allusion au livre Rien où poser sa tête de Françoise Frenkel, retrouvé bien des années après sa publication dans un vide-grenier. "Jérémie avait la fragilité de ceux qui ne trouvent pas leur place, et qui errent indéfiniment à la recherche d'un endroit où poser leur tête." L’ouvrage a été réédité par la même maison que celle de ce livre, voilà pourquoi j'ai pensé (peut-être à tort) à un clin d’œil. Le fait également que le personnage principal ait pour prénom Delphine peut-il être mis en rapport avec celle qui s'est récemment habilement amusée à triturer la part du vrai et de la fiction, en revenant sur les conséquences du succès considérable de l'un de ses livres ?
En partant de l'histoire mystérieuse d'un livre repêché par hasard dans la bibliothèque des livres refusés puis porté aux nues au point de devenir un phénomène médiatique, Foenkinos amène sur le ring le débat toujours intéressant entre la forme et le fond. Quels repères peut-on garder sur la valeur d'un texte quand parfois son contexte (quel qu'il soit, conditions d'écriture ou de parution, vie de l'auteur) devient plus important que son contenu ? Lorsque "le roman du roman" prend le pas sur son support initial, n'y a-t-il pas une sorte de supercherie collective que beaucoup, journalistes, lecteurs, alimentent ou cautionnent ? On sait très bien que des loupés magistraux (Proust refusé au départ par Gallimard ) ont émaillé l'histoire de la (non) parution littéraire mais a contrario notre époque n'est-elle pas avide de surenchère ? Bref, la part du talent et du mérite semble n'avoir parfois droit qu'à un chemin ténu alors qu' on ouvre des boulevards à qui peut créer et nourrir le buzz. Pour autant, tous les livres refusés ne sont pas géniaux et tous les grands succès ne sont pas immérités non plus.
Mais ce livre ne fait pas qu'analyser (sur un ton plutôt léger et en tout cas jamais ouvertement sarcastique) la part d'aléatoire dans la rencontre entre un auteur, un éditeur et son lectorat, il se propose aussi et ça m'a semblé être sa touche personnelle, d'aller voir du côté des vies ou plutôt des amours que le chemin du livre (là, je parle du livre dans le livre, il est temps de dire son nom, Les Dernières Heures d'une histoire d'amour) croise sur son passage et semble infléchir. Je ne sais pas pourquoi mais j'ai l'image d'une balle de flipper qui vient frapper sur les différents plots pour prendre des directions imprévisibles. La plupart des personnages portent en eux des histoires d'amour déjà fatiguées, rattrapables ou pas et l'auteur, à travers 6 couples, décortique assez bien la part d'usure qui s'installe faisant écho au titre du livre qu’aurait écrit, dans l'anonymat, Henri Pick, pizzaïolo breton de son état mais avec un "k" dans le nom comme Foenkinos...
Une lecture absolument pas falote donc car ce livre explore différentes pistes, donne (ou rend) la part belle aux oubliés, refusés ou incompris (un hommage tout particulier à Brautigan, à l'origine de l'idée de la bibliothèque), aux gens du livre en général voire à l'objet lui-même digne d'être conservé, même s'il est médiocre car restant cependant le témoin d'une intention louable, celle d'écrire.
Une lecture absolument pas falote donc car ce livre explore différentes pistes, donne (ou rend) la part belle aux oubliés, refusés ou incompris (un hommage tout particulier à Brautigan, à l'origine de l'idée de la bibliothèque), aux gens du livre en général voire à l'objet lui-même digne d'être conservé, même s'il est médiocre car restant cependant le témoin d'une intention louable, celle d'écrire.
dimanche 10 juillet 2016
Le grand marin de Catherine Poulain
Je savais qu'on parlait de toi. J'en ai perçu l'écume. Peut-être que je t'ai choisi pour ça en fait, pour faire partie de l'équipée.
Je n'ai pas voulu lire ce qu'on disait de toi et déjà ta jaquette m'en annonçait trop. Je voulais que mon rapport à ton encre soit brut et lisse, exclusif et âpre comme les pages que tu promettais.
Je t'attendais un peu au tournant avec tes histoires de pêche au large et de bateaux. Sûr que t'avais du bon matériau littéraire, entre océan, coin de terre improbable et vies rudes mais faut tenir la distance, intéresser tout au long de tes pages, presque 400 et autant te dire que j'aime de moins en moins les livres gras.
Tu as choisi une héroïne qui ne prétend pas l'être, ton auteur en plus, et tu ne nous a livré que ce qui était nécessaire. Dès le début, tu vas à l'essentiel. Lili quitte (fuit ?) Manosque pour aller pêcher en Alaska. Tout à fait normal comme projet. Si on veut savoir pourquoi, tu fais comprendre que ça ne t'intéresse pas tellement. Même chose pour l'âge ou la description physique : tu la surnommes "moineau", ça fera l'affaire.
Tu n'es pas conciliant, on n'a pas envie que tu le sois de toute façon, ça ne t'irait pas trop. Ah, si, tout de même, tu as ajouté un lexique de la pêche pour nous aider un peu. J'aurais bien aimé que tu penses à une carte de l'Alaska ou de l'île de Kodiak mais bon, faut pas trop demander non plus (oui, j'ai regardé sur Internet mais c'est mieux quand tout est à bord, je trouve).
Ta campagne de pêche à la morue, tu l'as déroulée avec une âpreté et une force comme je n'en avais plus lu depuis longtemps. Tu es allé loin pour nous faire comprendre qu'il n'y a que comme ça, saoule de fatigue et d'efforts, dans l'urgence du travail à accomplir que Lili se sent vivre, dans la chaleur du bateau et de l'équipage.Tu l'as bien malmenée, ton moineau mais tu n'as pas spécialement fait tout une affaire de sa condition de femme. Certes, elle est la seule à bord et même si cela n'est pas très fréquent, ce n'est pas pour autant exceptionnel. Tu nous apprends que les muscles ne font pas tout, que l'endurance est sans doute plus importante. Certaines femmes sont même skippers et des marins aguerris se battent presque pour embarquer sur leurs bateaux sachant que la cale sera bien remplie au retour. Bref, on comprend que Lili en a bavé davantage comme novice (tout comme Simon, l'étudiant qui embarque pour la première fois), que comme femme.
Quand même, elle est rude cette première campagne de pêche et moi aussi, j'étais un peu saoule de cette frénésie de travail, abrutie par les cadences que tu m'as imposées, à suivre tes remontées de palangre (maintenant, je sais ce que c'est) et à essayer de comprendre tous les termes techniques que tu as bien consciencieusement employés. Je n'en pouvais plus que tu ramènes le Rebel à quai. Heureusement, tu l'as fait à temps, peut-être que je t'aurais lâché, sinon. Tu ne me crois pas ? Tu as raison.
J'étais sûre que tu allais nous traîner dans les bars et là, c'est peu dire que j'étais méfiante. Je ne sais pas comment tu t'y es pris, tu as réussi à rendre poétiques ceux qui les fréquentent assidûment sans tomber dans la caricature (je t'accorde une mention spéciale pour Murphy).
J'ai adoré ta manière de rendre l'ambiance du port, ton répertoire d'odeurs, un peu comme ton répertoire de paumés.
Quand on a embarqué pour l'ouverture de la pêche au flétan, j'avais progressé avec toi. C'était rude encore mais j'étais prête, j'avais l'impression de maîtriser. Tu m'as à nouveau remuée quand tu as décrit ce que les marins faisaient de ces géants argentés (j'ai failli sauter des lignes, je t'avoue).
Ah, oui, autre perturbation : ton titre. L'as-tu fait exprès ? Parce que pour moi, le grand marin, il n'était pas question que ce soit autre chose que l'élément, l'immensité (sur laquelle ton héroïne n'a jamais le mal de mer, d'ailleurs. Mais comment fait-elle ?) et voilà que se profile un grand marin, du genre humain, plutôt taiseux, alcoolique aussi mais avec tout ça, son côté Homme-Lion (c'est fou les surnoms que tu lui trouves), ses yeux jaunes, séducteur quand même et oui.
Là, j'ai eu l'impression de me faire avoir car le côté roman d'amour, je n'en voulais pas, ça m'ennuie. Pas besoin de mièvrerie dans toute cette eau salée. Bon, je dois dire que tu as globalement su gérer l'affaire, Comme tu as pu le remarquer, je t'aime bien voire beaucoup mais je suis assez directe avec toi et là, je pense que tu as un peu de gras tout de même. Quand tu l'as fait partir à Hawaï, j'étais soulagée, on allait pouvoir revenir à l'essentiel entre Lili et son besoin impérieux d'être "adoptée par un bateau" (là, je te cite car c'est trop beau).
Maintenant que ni toi, ni moi, ni elle n'étions plus novices, il fallait repartir, non pas à Point Barrow, (j'ai bien cru que tu allais répondre à ses envies de bout du monde) mais juste se relancer pour se faire accepter du grand marin.
Pour lire le billet de Mior avec une très jolie phrase de conclusion, c'est ici.
Là, j'ai eu l'impression de me faire avoir car le côté roman d'amour, je n'en voulais pas, ça m'ennuie. Pas besoin de mièvrerie dans toute cette eau salée. Bon, je dois dire que tu as globalement su gérer l'affaire, Comme tu as pu le remarquer, je t'aime bien voire beaucoup mais je suis assez directe avec toi et là, je pense que tu as un peu de gras tout de même. Quand tu l'as fait partir à Hawaï, j'étais soulagée, on allait pouvoir revenir à l'essentiel entre Lili et son besoin impérieux d'être "adoptée par un bateau" (là, je te cite car c'est trop beau).
Maintenant que ni toi, ni moi, ni elle n'étions plus novices, il fallait repartir, non pas à Point Barrow, (j'ai bien cru que tu allais répondre à ses envies de bout du monde) mais juste se relancer pour se faire accepter du grand marin.
Pour lire le billet de Mior avec une très jolie phrase de conclusion, c'est ici.
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